Les gens changent. J'ai besoin d'une pause, pour rétablir l'équilibre, destabilisé par mes maux.

Les gens changent. J'ai besoin d'une pause, pour rétablir l'équilibre, destabilisé par mes maux.

_____Je suis une petite salope. Depuis que je suis jeune, je m'accroche aux gens qui m'entourent. J'essaie d'être généreuse et attentive à leurs envies. Depuis que je suis jeune, je crois à l'amour. Je lui ai déjà accordé toute ma confiance. Depuis que je suis jeune, je tente d'être sérieuse, pour réussir ma vie. Mais aujourd'hui, tout a changé. Je n'ai plus l'envie. Je n'ai plus la force. Je deviens égoïste, et pense un peu plus à moi-même, voire trop. Je sors et enchaîne les sorties déconseillées. Je commence à boire jusqu'à vomir mon c½ur noyé par l'alcool. Je fume jusqu'à défoncer ces maux qui demeurent cacher dans ma cervelle. Chaque jour, une nouvelle connerie fait surface. Il n'y a plus qu'elles qui règnent en moi. Elles sont mes mots d'ordre, je n'écoute plus qu'elles. Elles m'apaisent, et me rendent différente. Je ne souffre plus, mais je fais du mal aux autres. C'était soit l'un, soit l'autre, j'ai décidé de faire une pause un peu. Juste histoire de m'embellir quelques semaines. Alors je souris, mais poignarde les autres. En face, car je suis quelqu'un de franche. Je sors, je vois un ami et je le séduis. C'est pas vraiment compliqué, il suffit de lui faire boire quelques verres, et de se dévergonder un peu. Tu peux essayer, mais attention aux préjugés des autres après. Alors voilà, je fais ma pute un soir. J'en attrape un, et m'en vais l'embrasser, de l'autre côté de l'obscurité. Puis quand l'envie me prend, je couche avec, mais ça ne m'arrive pas tout le temps. Comme tu peux le voir, je fous bel et bien ma vie en l'air. Je sèche les cours pour gagner un peu d'argent, mais il ne me sert qu'à acheter du shit ou de la weed. Avant j'étais une enfant modèle, et désormais je suis à l'opposé de cette image. Les gens me prennent pour une pétasse qui n'a rien à faire de sa vie. Ils ne connaissent pas mon passé. En même temps, c'est facile de juger aux apparences et sur les actes. On se complique pas la vie, on suit le mouvement. Ils ne savent pas que mon père s'est suicidé, en m'appelant et que je l'ai entendu mourir. Ils ne savent pas qu'un proche est tombé en dépression nerveuse parce qu'il m'aimait un peu trop. Ils ne savent pas que je me confie à travers des textes chez moi, et que je peux être quelqu'un de sensible. Ils ne savent pas que moi aussi, les souffrances peuvent m'atteindre, mais que je les cache en me foutant en l'air. Ils ne savent rien de tout cela, mais jugent quand même. Après tout, je n'ai que dix-sept ans, je ne suis pas assez mature pour donner des leçons. Il faut donc le dire, car pour eux, j'en suis une belle. Oui, Je suis une petite salope.
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# Posté le vendredi 30 octobre 2009 05:30

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 15:57

Les sentiments ne peuvent être définis. Chacun les perçoit différemment. C'est pour cela qu'ils sont uniques.

Les sentiments ne peuvent être définis. Chacun les perçoit différemment. C'est pour cela qu'ils sont uniques.

________________________ > C'était aujourd'hui.
__Le premier jour où je pouvais enfin la définir. Vous savez, cette sensation de solitude, qui vous crève la tête. Ce sentiment de perdition, qui vous torture l'esprit. La réflexion ne fait que la nourrir abondement. C'est ainsi que je m'allongea, sur mon pauvre lit, les yeux explosés, tentant de les fermer, pensant pouvoir au moins rêver. Mais elle restait là, même durant les nuits, elle se faisait ressentir, à travers de sombres rêveries. Je ne pouvais même pas m'égarer, histoire de sourire légèrement. La commissure de mes lèvres était devenue statique, et mon visage crispé par les larmes habituelles. Je ne savais pas pourquoi, mais je pleurais, jour et nuit. Il me suffisait d'ouvrir les yeux, et de regarder autour de moi pour m'effondrer. Il m'était strictement impossible de détecter la cause de tous ces caprices et de tous ces sanglots. Peut-être était-ce la saison d'automne, qui accentuait la couleur grisâtre qui m'entourait. Une couleur froide pour un corps froid. La nature influait sur moi, sûrement. Je me disais cela, pour ne pas souffrir. C'était la première fois que je vivais cela. D'habitude, quand j'allais mal, je pleurais quelques larmes, mais je m'en remettais. Il me suffisait de regarder les sourires des gens, mais aujourd'hui, ça ne marchait pas, c'était autre chose. Je n'arrêtais pas de chercher une cause à toutes ces conséquences sur mes pensées. La mort de mon père, j'avais réussi à la supporter. Son suicide m'avait inspiré, mais je l'avais vaincu. La dépression de cet être aimé m'avait fait culpabilisé, mais je l'avais réconforté. Je cherchais, mais il fallait croire qu'elle était bien cachée. Ca devait être un tout, un surplus d'émotions. L'abandon ne me ressemblait pas, mais je ne pouvais lutter. Mes vingt ans s'étaient écoulés. Il était temps de m'en aller. Ce sentiment devait être l'élément déclencheur, celui qui devait m'avertir de mon départ. J'attendais, une journée éternelle, j'avais l'impression de vivre. Tous les souvenirs me transperçaient l'esprit, un à un. Ma mémoire s'engourdissait, je ne comprenais plus ce qu'il m'arrivait. Je parvenais toujours à me débrouiller seule, sans l'aide de personne, et à trouver les solutions, aux quelques problèmes existant. Mais aujourd'hui c'était différent. C'était un sentiment, qui s'emparait de mon c½ur étouffé. Pas de l'amour, j'aurais eu le sourire aux lèvres sinon, et les yeux bridés. C'était bien plus que ça. La nostalgie m'obsédait, je me revoyais dans mon passé. Et je la retrouvais, cette petite fille au carré blond et à la frange, d'apparence innocente, ou plutôt inconsciente. A cet âge, les problèmes ne m'atteignaient pas, je ne me souciais que de ma petite poupée, que j'avais peur de laisser tomber. Mais aujourd'hui, j'avais peur de me laisser tomber. La vérité venait d'arriver, la vie était compliquée. La complexité venait enfin se montrer. C'est alors que je voulus le nommer ce sentiment encombrant, ce sentiment alarmant. Je saisis ce livre intriguant, posté devant moi. « Bonjour Tristesse » s'appelait-il. Je l'ouvris, à la première page et lus les quelques premières phrases, qui je l'espérais, me donneraient ces réponses. C'est ainsi que je découvris ce qui me hantais. « Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse ». Je venais d'atteindre le syndrome dépressif, et c'était donc la tristesse, qui ne cessait de me poursuivre, qui ne cessait de me détruire.

With-passi0n. © ®

# Posté le mardi 27 octobre 2009 17:20

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 15:54

Je pensais m'en remmettre, mais en fait je ne peux pas. Un meurtre sur la conscience, ça ne s'oublie pas comme ça..

 Je pensais m'en remmettre, mais en fait je ne peux pas. Un meurtre sur la conscience, ça ne s'oublie pas comme ça..
______Ma chère,

_Je suis devenue cinglée par ta faute, tu sais. Je suis devenue accro à la douceur de tes gestes. A ceux qui m'encourageaient à aller de l'avant, et à oublier ces erreurs. Celles qui sont devenues assassines, pas plus tard qu'à l'heure d'hier. Oui, hier encore, je pensais à toi. Toi qui obsédait mon esprit douteux. Seul toi me comprenait. Les paroles étaient inutiles, et la douleur que tu m'infligeais me nourrissait. Une drogue particulière, tu le savais. Mais tu ne cessais de me poursuivre, il faut croire que tu tenais à moi. Nous étions liées cette nuit là. Cette nuit où tout a commencé, cette nuit où je t'ai enfin rencontré. Oui, tu m'aidais au fil du temps, à me redonner sourire lorsque le soleil m'éblouissait, mais dès la nuit tombée, les larmes coulaient, de par ta faute, mais je ne pouvais te laisser t'enfuir. Je ne dormais plus, je ne rêvais plus. Tu es celle qui a marqué ma vie, que ce soit au sens propre ou figuré. Tu es celle qui a laissé le plus de traces en moi, martyrisantes. Pour tuer, j'avais du courage. C'est d'ailleurs à cause de toi que je l'ai assassiné ce jour là, cette passante qui me portait préjudice. Celle qui voulait se servir de toi pour me détruire. Mais j'ai été plus rapide qu'elle. J'étais égoïste, mais tu n'appartenais qu'à moi. Rien qu'à moi. Personne ne pouvait t'approcher. Tu ne pouvais que me toucher et me frôler à longueur de soirées. Les nuits retombaient, et tout recommençait. Un cycle habituel, je vivais la nuit, grâce à toi, avec toi. Dans mon monde, bien différent, et bien lointain. Aujourd'hui j'écris une lettre, en ton honneur. Je sens que c'est la dernière fois que tu pourras profiter de moi, la dernière fois que l'on se foutra en l'air, ensemble. La dernière fois que tu me drogueras. La dernière fois que tu me nourriras. La dernière fois que tu m'aideras. Oui, toi, -je te remercie, je finirai avec toi. -Je n'ai plus besoin de ça. Je
m'en vais. A toi.. Ma douce lame..

_____________________________________________Ta fidèle souffrante.
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# Posté le jeudi 06 août 2009 16:27

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 03:43

Je deviens folle, fuis-moi tant qu'il est encore temps.

 Je deviens folle, fuis-moi tant qu’il est encore temps.
Souviens-toi de ce matin là. La pluie à l'horizon. Le visage trempé. Tu me fixais avec ce regard de pitié. Ton absence de paroles fut révélatrice. Les larmes, coincées en moi depuis une éternité commencèrent à se libérer, une à une. Mais tu ne voyais même pas la différence, elles se confondaient avec la pluie. Tu pensais que je le prenais bien, que j'acceptais tes choix. Alors je t'ai laissé, dans tes rêves, ceux qui m'ont éc½uré, à croire que c'était mieux pour nous deux. Partir. Marcher. Aucun arrêt. Je n'y arrivais plus, à jeter des coups d'½il autour de moi. Je regardais ce visage masqué lointain et le poursuivais. Je voulais des réponses. Je voulais des explications. Ce visage allait m'ouvrir les yeux, une fois démasqué. Révélation. C'était toi. Juste une photo cachée dans mes vieux souvenirs, rien de plus. Rien que toi. Un jour, je t'harcelais, à coup de "Je t'aime". A coup de "Rattrape-moi". Le lendemain, je te repoussais, pour te martyriser. Ce n'était pas qu'avec toi, que mes sauts d'humeur se dévoilaient. C'était ma nature, désormais. Prête à sortir pour m'exploser, puis envie de rester cloîtrée pour pleurer ces paroles de chansons, celles qui te disent ces mots que tu pries chaque jour, ceux que tu attends qu'on t'avoue, ceux qui te comprennent. La schizophrénie. On me l'associait souvent, tout le temps. Une malade. On me qualifiait tel quel. Je n'étais pas cinglée. Je ne le suis toujours pas. Laissez-moi en paix. Je suis juste différente. Je n'ai pas toujours été comme cela, seulement depuis cette histoire. Je me frappe moi-même, depuis que tu n'es plus là. Je dois te remplacer, tu n'es plus là pour m'abattre, alors je m'enfonce encore plus, juste avec moi-même. Je veux simplement te rendre heureux. Pour cela, je dois partir. Je veux que tu m'aimes. Il faut que je meurs. Je ne rêve plus. Je ferais tout ce qu'il faut pour que tu m'accordes une pensée. Adieu, mon amour.

Rêveras-tu de cette lettre, que tu ne recevras jamais, sauf lorsque mon esprit viendra te hanter, durant cette vaste nuit, où le songe te dévoilera cette culpabilité?

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# Posté le mercredi 14 octobre 2009 12:44

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 03:44

Have you seen that girl ?

Have you seen that girl ?

_______Ouvre tes yeux. Je t'en prie, pour une fois, regarde autour de toi. Essaie de ne pas penser qu'à ta petite personne. Je sais que tu n'es pas de nature égoïste, je sais que tu es simplement perdu. Tu penses toujours à elle, elle qui est morte depuis deux ans, celle que tu aimais profondément, mais elle ne reviendra pas. Tu es jeune. Beaucoup aimeraient t'enlacer et être encerclées par le creux de tes bras, tu sais. Te faire oublier cette nostalgie anéantissante. S'envoler loin d'ici, en ta jolie compagnie. Tu attires les regards, mais demeures seul. Tu t'exclus toujours du monde pour rester dans tes rêveries lointaines. Mais cette fois-ci, regarde un peu, je t'en prie. Cela fait deux ans que je tente de te redonner ce sourire éphémère qui s'enclenchait automatiquement auparavant. Je comprends que la douleur doit être insumontable, et je suis consciente que jamais tu n'oublieras cette sinistre période, et ce soudain moment où tu as appris que la leucémie allait la tuer. Mais tu ne pouvais rien changer, tel était le destin. Ne t'empare pas de cette lourde culpabilité, laisse là de côté. C'est à quelqu'un d'autre de te la voler. Tu sais, elle restera présente en toi. Elle t'aimait, et c'est pour cela qu'elle te faisait rire, qu'elle te ravivait. Elle voulait te combler de bonheur, juste que tu sois heureux. Et je pense, que cette envie reste présente en elle, même maintenant. Alors, rends-lui ce bel hommage. Tente d'être heureux. Ouvre les yeux, la vois-tu? Cette fille que tu obsèdes. Que tu hantes au fil du temps. Qui respire ton parfum au creux de tes reins. Qui te relève lorsque tu tribuches. Qui aimerait te combler et te donner toute son affection. Qui est aveuglée par ta présence, mais que tu ne deignes remarquer. Cette fille est proche de toi, et à ce moment même, elle n'arrive plus à garder les mots pour elle. Ses maux l'obligent à exprimer ses sentiments troublants. Cette fille, c'est moi.
__________________________________ Ouvre les yeux, je t'en prie. Regarde-moi, ne serait-ce qu'une fois.

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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 12:58

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 03:44

___________Quand on aime, c'est pour mourir d'amour. _________

___________Quand on aime, c'est pour mourir d'amour. _________♥

_-Asphyxiée. L'air me manquait. Cet air qui me transmettait sa pureté, lors de mon enfance. Cette légèreté qui m'emportait auparavant, ne venait désormais que pour m'accabler. M'envahir d'hypocrisie constante, de ces funèbres ondes m'attirant vers le bas, vers ces drogues transparentes, ces drogues inconscientes, ces drogues assourdissantes. Ces années auront été meurtrières. Assassines. Le suicide d'un père. La dépression d'un être cher. La culpabilité de mes erreurs. Les remords inondables. Les regrets démesurés. Les relations enterrées. Les amitiés effacées. Les guerres abandonnées. Cette force que j'avais réussi à apprivoiser, après de longues nuits assombrissantes où je demeurais éveillée, à l'attendre, s'est enfuie. Ma drogue l'a apeuré. J'ai craqué, et les larmes ont coulé. Ces larmes qui coulaient en moi, se sont extériorisées. Les souffrances morales éternelles ont eu l'occasion de disparaître quelques minutes par jour, pendant que celles physiques prenaient le dessus. Mais les maux de tête revenaient, un à un. Une drogue éphémère, de pratique abondante et régulière. Une dépendance au martyre. La douleur était mon unique échappatoire. Et l'écriture, l'épuisement de ma rage. La mélancolie me forçait, à me mutiler. Rêver des cieux m'encombrait. Un rêve bien différent de ceux illusoires des aveugles, qui n'osent regarder la réalité de leurs alentours. Pleurer mes envies. Saigner encore. Chanter mes peines. Ouvrir mon c½ur, au sens propre, relié à ces veines, attirantes. Les larmes étaient ma passion, une passion étrange, qui démarrait lors de chaque soirée, les ciseaux en main, les pensées creusées, les portes verrouillées. Mais je l'ai rencontré. Cet espoir de le conquérir. Cet espoir que j'ai crevé, maladroitement. La réalité m'aura effrayé. L'idolâtrie de mes envies m'a barré ce chemin, les doutes m'ont tracé. C'est alors que je l'ai vu, posé sur mon bureau, criant son appel, pour que je recommence, à saigner pour lui.
With-passi0n. © ®


# Posté le vendredi 09 octobre 2009 12:15

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 03:44